melenchon quotidien montage

Les montages malhonnêtes de «Quotidien» pour diaboliser Mélenchon

Dans son édition du 30 mai 2017, « Quotidien », l’émission de Yann Barthès, présente les extraits d’une conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon. Avec à l’évidence un objectif : continuer dans la diabolisation de ce dernier entamée quinze jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, et qui n’a pas cessé depuis. « Quotidien » a donc pensé qu’en arrangeant ensemble des extraits, il pourrait raconter l’histoire voulue. Sauf que voilà : la conférence de presse toute entière a été filmée et mise en ligne sur la chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon. Nous pouvons donc comparer les images diffusées par « Quotidien » avec ce qui s’est réellement produit.

Regardons dans le détail comment « Quotidien » s’y prend pour faire dire à des images autre chose que ce qui s’est réellement passé. Il y a d’abord l’introduction du sujet avec des extraits de l’arrivée d’Alexis Corbière, essoufflé après avoir monté à pied six étages (passionnant, non ?). Puis, voici comment le chroniqueur introduit son sujet : « Ça c’était l’apéro en termes de polémique car ça va vite se gâter. Jean-Luc Mélenchon est de très mauvaise humeur ». S’ensuivent des extraits de l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon. Il dit qu’il fait chaud et ajoute « me voilà debout en plus » (c’est passionnant décidément !). Puis il appelle Alexis Corbière à se rapprocher de lui. Le chroniqueur de « Quotidien » reprend la parole pour ajouter « Allez, ici le porte-parole » et enchaîne : « Après 22 minutes de discours, on a voulu revenir sur la polémique sur clash avec Bernard Cazeneuve et ça s’est plutôt mal passé ».

On voir bien ici que, dès l’introduction, les mots (je les ai mis en gras) utilisés par le chroniqueur de « Quotidien » visent à mettre en place un climat de tension qui n’existe pas. Vient alors un premier extrait de la conférence de presse à proprement parler. Le chroniqueur se tient debout. Jean-Luc Mélenchon lui demande de s’asseoir (pour être logé à la même enseigne que les autres, qui étaient tous assis). S’ensuit un petit échange qui est diffusé par Quotidien.

  • Monsieur, si vous voulez bien vous asseoir comme tout le monde, ça me ferait très plaisir. Sinon je ne vous répondrai pas.
  • (Le chroniqueur fait mine de s’asseoir par terre) Bon… par terre…
  • Non, c’est là la chaise.
  • (Il s’assoit sur la chaise.) Vous voyez, on obéit !
  • Oh, on n’en demande pas tant ! Je ne vous demande pas « d’obéir ». Restez debout, monsieur, si ça vous fait plaisir.
  • Non parce que vous ne vouliez pas me répondre.
  • Non non mettez-vous debout, ça a l’air de vous faire plaisir. Mettez-vous debout.
  • Pas de souci, monsieur Mélenchon.
  • Je vous ai invité. Je ne vous ai pas demandé de m’obéir.
  • Bah vous m’avez dit que sinon vous ne me répondriez pas. Vous avez dit… c’est pas grave.
  • Bon, c’est bon, allez, au suivant.

Ici, l’extrait est mis sur pause. Jusqu’à présent, on le voit, alors que Jean-Luc Mélenchon émet une demande simple (que le seul journaliste qui est debout s’asseye « comme tout le monde » pour ne pas avoir un traitement différent des autres), le chroniqueur de « Quotidien » en rajoute, en faisant mine de s’asseoir par-terre alors qu’il a une chaise et en déclarant « on obéit » (gros clin d’oeil, Mélenchon est autoritaire, n’est-ce pas?). Bref, une demande simple se transforme en incident délibérément provoqué par le chroniqueur. Pourtant, ce n’est pas la manière dont les faits sont présentés par « Quotidien ».

Pendant que l’extrait est sur pause, pour en rajouter une couche, le chroniqueur ajoute : « J’ai failli ne pas pouvoir poser ma question, alors il a fallu le brosser dans le sens du poil pour avoir le privilège de faire mon métier ». Cas classique où l’affreux Mélenchon est présenté comme un horrible dictateur qui empêche un « journaliste » de « faire son travail », menaçant la liberté de la presse et, par extension, la démocratie. Que Jean-Luc Mélenchon soit le seul à dénoncer le problème que constitue, pour la liberté de la presse, le fait que 90% de la presse soit détenue par 9 milliardaires n’entre pas en ligne de compte. Surtout pas sur une chaîne du groupe Bouygues, n’est-ce pas ? Passons. L’extrait reprend ensuite :

  • Non mais je posais la question
  • Non non. Mais si c’est pour créer un incident… tout ça… c’est bon.
  • Pardon. Pardon.
  • D’accord.
  • Si je vous entends bien, vous voulez remettre le fond au cœur de cette campagne.
  • Si c’est possible.
  • Mais c’est vous qui avez lancé cette polémique.
  • Je n’ai pas provoqué cette polémique, je n’ai pas voulu de cette polémique. Ce n’est pas mon sujet. C’est monsieur Cazeneuve qui l’a lancée en se saisissant d’une phrase dont il estimait qu’elle était de nature à provoquer un intérêt pour lui. Voilà. C’est tout. Mais je n’ai pas déclenché cette polémique. Je ne l’ai pas souhaitée et je ne la souhaite pas.

La dernière réponse de Jean-Luc Mélenchon est faite sur un ton ferme. On a l’impression, en regardant l’extrait de « Quotidien », qu’il s’est agacé de la question. Mais la réalité est que « Quotidien » n’est pas honnête dans son montage. Car entre le « Mais c’est vous qui avez lancé cette polémique » du chroniqueur et le « Je n’ai pas lancé cette polémique », il y a une réponse très détaillée de Jean-Luc Mélenchon. Voici l’échange qui a réellement eu lieu et que l’on peut retrouver à partir de 23:31 dans la conférence de presse (j’indique en gras les passages délibérément non diffusés par « Quotidien ») :

  • Mais c’est vous qui avez lancé cette polémique.
  • Sur quoi ?
  • Sur monsieur Cazeneuve. Est-ce qu’aujourd’hui vous la regrettez, tout simplement ?
  • Ah, d’accord, c’était ça. Bon alors. Non, monsieur, je n’ai pas lancé cette polémique.
  • Mais…
  • Non non non non, non non non non non. J’ai fais 11 fois un discours sur le code du travail et les conditions de la rentrée scolaire et de l’éducation nationale. Et, à l’occasion d’un de ces discours, pendant une seconde et quart, j’ai répondu à quelqu’un que j’ai pris comme figure emblématique de l’accusation inepte d’après laquelle nous n’aurions pas donné de consigne de vote entre les deux tours de l’élection présidentielle. Et je voulais rappeler, pour les gens qui étaient là, que c’était absolument injuste puisque nous avions appelé à ce qu’il n’y ait « pas une seule voix pour madame Le Pen ». Donc je ne faisais que rectifier. Et je trouvais insupportable de me faire donner des leçons de république par quelqu’un qui ne s’est pas lui-même astreint à la règle minimale d’un ministre de la République qui est d’assumer les actes de l’administration, surtout quand ceux-ci ont débouché sur un homicide. Voilà, c’est tout. Je n’ai pas provoqué cette polémique, je n’ai pas voulu de cette polémique. Ce n’est pas mon sujet. C’est monsieur Cazeneuve qui l’a lancée en se saisissant d’une phrase dont il estimait qu’elle était de nature à provoquer un intérêt pour lui, et qui, maintenant, est en train de découvrir que remettre sur la scène cette histoire de Rémi Fraisse n’était pas spécialement une recommandation pour le parti socialiste. Voilà. C’est tout. Mais je n’ai pas déclenché cette polémique. Je ne l’ai pas souhaitée et je ne la souhaite pas.

On voit qu’ont été coupés tous les extraits qui pouvaient être de nature à expliquer la responsabilité de Bernard Cazeneuve dans le lancement de « la polémique » dont le chroniqueur nous rebat les oreilles. L’ancien ministre de François Hollande est ainsi dédouané de son attaque initiale contre Jean-Luc Mélenchon concernant le vote Front national au second tour. On constate aussi que le leader de la France insoumise a précisé les conditions matérielles du discours qu’il avait prononcé. On remarque enfin que toute référence au fond de l’affaire (c’est à dire la mort de Rémi Fraisse alors que monsieur Cazeneuve était ministre) est entièrement gommée de l’extrait diffusé par « Quotidien ». Ne reste que « la polémique » évidemment lancée par le méchant Mélenchon.

Après cette séquence, dans la « vraie vie », d’autres journalistes posent des questions sur le même thème. Jean-Luc Mélenchon répond, précise, détaille le choix de ses mots. La séquence dure de 24:55 à 30:49 sur la vidéo intégrale de la conférence de presse qui peut, je l’ai dit, être consultée en ligne. Jean-Luc Mélenchon indique son souhait de pouvoir parler d’un autre sujet : l’augmentation de la CSG prévue par monsieur Macron. Pourtant, rien de tout cela n’est diffusé sur « Quotidien ». Bien au contraire, on revient au plateau immédiatement après l’extrait précédent. Et c’est reparti pour un tour.

Le chroniqueur conclue la première séquence : « Mouais, enfin il faut quand même le dire hein, c’est bien lui qui a attaqué Bernard Cazeneuve sur l’affaire Rémi Fraisse. Mais on sent qu’il regrette déjà sa sortie et surtout un terme qu’il a utilisé ». Les mots utilisés sous-entendent donc que Mélenchon, en plus d’être un affreux dictateur, est aussi un menteur. Plus c’est gros, plus ça passe. Puis s’ensuit une « explication », code pénal à l’appui, sur la différence entre le terme « assassinat » et « homicide » d’un point de vue juridique. Est diffusé ensuite un nouvel extrait. Rien n’est dit sur la séquence que j’ai évoquée dans le paragraphe précédent. Nul ne peut savoir qu’entre l’extrait qui vient d’être diffusé et celui qui va suivre, près de 6 minutes se sont écoulées, essentiellement sur le même thème. Le seul moyen pour le spectateur de s’apercevoir qu’on a sauté une séquence est d’être assez attentif pour remarquer que Jean-Luc Mélenchon a maintenant un verre qu’il n’avait pas auparavant.

melenchon quotidien montage

Le chroniqueur lance la nouvelle séquence. Voici ce qui est diffusé :

  • Je prie qu’on comprenne que, dans un meeting de trois quarts d’heure, il peut arriver qu’un mot ne soit pas calibré exactement comme la presse, elle, nous habitue à calibrer les mots très exactement, avec précision et soin…
  • Parce que là c’est important, monsieur Mélenchon.
  • Quoi, monsieur ?
  • « Assassinat », c’est important.
  • Oui, bon, d’accord, on a compris. À vous, madame.
  • C’est pas un détail, pardon hein…
  • Mais monsieur, écoutez. Vous devez comprendre que les mots sont importants en effet. Quand quelqu’un meurt et qu’un dispositif a été mis en place, on peut penser qu’il s’agit d’un homicide et pas d’un accident de la route. D’ailleurs, les accidents de la route sont considérés comme des homicides. Je ne vois pas en quoi vous voulez arriver.
  • « Assassinat », il y a préméditation.
  • À quoi vous voulez arriver, monsieur ?
  • C’est vos propos, je veux savoir…
  • Non et bien alors taisez-vous, c’est aussi bien. (là la chaîne écrit à l’écran « taisez-vous, c’est aussi bien ! », au cas où on n’aurait pas compris)
  • … si vous les regrettez.
  • Voilà, c’est ça. Et vous… écoutez, je vous ai déjà répondu. J’ai raconté dans quelles conditions avait lieu mon discours. J’ai dit comment j’avais utilisé mes mots. J’ai dit ce que je viens de dire. Il me semble que c’est assez. Maintenant, peut-être que vous aspireriez à ce que je me mette un sac de cendres sur la tête, que je me flagelle. Parce que vous vous prenez pour des juges. Vous êtes juste un journaliste, monsieur. Rappelez-vous-le. D’accord ? Donc vous devriez vous poser la question de savoir comment Rémi Fraisse est mort plutôt que de venir me demander des comptes à moi.

On voit que Jean-Luc Mélenchon a clairement envie de changer de sujet. Mais vous savez quoi ? Ce n’est pas le seul dans la salle ! De nombreux journalistes présents ont envie de passer à autre chose et d’enchaîner. D’ailleurs, « Quotidien » a été assez maladroit pour en laisser une trace dans les extraits choisis. En effet, on voit nettement que, quand le chroniqueur revient pour la énième fois sur le même sujet, l’une de ses consoeurs lui fait demande d’arrêter.

quotidien consoeur

La réalité est donc bien différente de ce qu’a présenté « Quotidien » dans ses extraits choisis. Quiconque regarde la conférence de presse en entier pourra s’en rendre compte. Le chroniqueur de l’émission agit clairement comme un perturbateur cherchant à provoquer délibérément un incident en ne faisant pas comme ses collègues, puis en posant plusieurs fois la même question, puis en insistant sur un terme sur lequel Jean-Luc Mélenchon est déjà revenu plusieurs fois. Mais de tout cela il ne reste rien, évidemment, dans les extraits diffusés par « Quotidien ».

Finalement, « Quotidien » n’a pas dû écouter la demande formulée par Jean-Luc Mélenchon au milieu de sa conférence de presse. Voici ce qu’il disait (de 21:26 à 22:11) :

« Je vous demande [aux journalistes] : lâchez-nous. Arrêtez de nous agresser sur nos personnes. Intéressez-vous à ce que nous disons, à ce que nous proposons, à notre programme, à notre campagne. Mais laissez nos personnes, nos morts et nos familles en dehors des vindictes que vous portez contre nous. Vraiment, je ne sais comment exprimer mon indignation : si je le fais trop, je suis accusé d’être trop violent ; si je ne le fais pas, c’est la porte ouverte à tous les abus pour qu’ils continuent. Je demande une trêve. Une trêve médiatique dans l’injure contre moi, contre les miens. Je demande qu’on puisse parler de ce qui nous oppose réellement : je ne suis pas séparé de monsieur Macron par des problèmes de personnes ; je le suis par des problèmes de programme, de fond. »

Il est regrettable que « Quotidien » ait fait exactement l’inverse et ait choisi, une nouvelle fois, de tout concentrer sur les personnes plutôt que sur le fond. Pas un mot sur la CSG. Pas un mot sur la fraude et l’évasion fiscales. Pas un mot sur la révocation des élus. Pas un mot sur le code du travail. Pas un mot sur l’école et l’éducation. Bref, rien de ce qui concerne les objectifs de monsieur Macron ni le programme de Jean-Luc Mélenchon. Les 11 et 18 juin, les citoyennes et les citoyens de notre pays doivent pourtant élire leurs députés, c’est à dire ceux qui gouverneront le pays pour les cinq prochaines années. Il serait bon qu’ils puissent le faire sur la base de programmes et que cessent donc les diversions destinées à protéger monsieur Macron en ne disant jamais rien des mesures antisociales, antiécologiques et antidémocratiques qu’il prévoit.


À propos de Antoine Léaument

Fondateur de la chaîne YouTube et du site « Le Bon Sens ». Responsable de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon.

63 commentaires

  1. on peu voir partout sur les medias que jean luc melenchon est craint car il represente et dit vraiment ce que le peuple français pense.mais la presse et les radios qui appartiennent aux 9 miliardaires de l olligarchie qui nous gouverne par l’intermediaire de politicards aux ordres tente de le decredibiliser,de le demlir ,comme le dit le dicton FRANCAIS:quand tu veus tuer le chien de ton voisin accuse le d’avoir la rage.ON SE CROIRAIT REVENU AUX PIRES HEURES DE L HISTOIRE DE FRANCE AVEC LES :JE SUIS PARTOUT,LE PETIT PARISIEN,ET AUTRES JOURNAUX DE LA COLLABORATION; DETESTABLE
    gerard liebskind le papyecoloencolerecontrelabananierisationdelafrance

    • Il est très intéressant de constater que tous les intervenants vont dans votre sens et participe à votre grossier biais de confirmation ,vous êtes des malhonnêtes chez FI et jlm en est la quintessence on ne prononce pas assassinat dans un discours par erreur d’ailleurs mr. Cazeneuve a porté plainte, je ne pense pas que ce soit une erreur de sa part.
      Et votre attitude de vierge effarouchée pour détourne l’attention du font du problème est vraiment risible.

      • Si vous avez 45 minutes devant vous, regardez l’ensemble de la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon. Vous verrez qu’il répond plusieurs fois à la question.

        • Franchement, je viens de regarder les 45 minutes et je suis d’accord avec François.
          En résumé, il fait un peu de langue de bois et tourne autour du pot plutôt que de dire qu’il regrette même si il dit clairement que maintenant il dit le terme homicide. Cela sous entends qu’il regrette l’utilisation de ce terme.

          Bref, je trouve que le principal boulot des politique c’est la rethorique donc il maitrise les mots et dire que chaque mot n’est pas calibré me semble un peu limite car c’est son job.

          Globalement, on comprend que JLM veut récupérer les militants PS et ecolo.

          Et le programme est de moins ne moins utile car la plupart des gens ne retienne que les positionnements globaux/postures et les petites phrases.
          C’est donc la guerre des petites phrases sauf que celle ci allait un poil trop loin.

      • et puis le fond du problème, comme le suggère notre grand guru, ne serait-il pas plus le meurtre de R.Fraisse et la violence de la répression?

      • chistrbreizh

        Olivier, le 18/06 à 11h24 : Les médias aux ordres ne parlent pas des programmes mais seulement des positionnements et postures. Or ce sont justement les programmes qui intéressent les citoyen-ne-s, contrairement à ce que vous écrivez. Mais pour que les votes soient conformes à ce qu’exige l’oligarchie il est impératif de s’en tenir aux petites phrases, positionnements et postures

  2. Très bon décryptage. Quotidien ( anciennement Petit Journal ) n’en sont pas à leur premier coup d’essai, et font très souvent, Mélenchon ou non, des montages de passages politique. Grotesque.
    Dommage, l’émission de divertissement culturel est bonne, le côté politique beaucoup moins.
    Difficile de mélanger divertissement et se prétendre sérieux politiquement juste après.

    • montage de passages politique???

      si j’enregistre ta voix et que je te fais dire des horreurs en recréant le contenu, en modifiant l’ordre des phrases , en changeant le ton (une demande polie qui devient un ordre puis une menace),

      tu trouveras toujours ca grotesque?

      quand je te collerais au cul pendant des heures avec un micro au dessus de ta tète juste pour te surprendre, t’énerver toi et ton entourage
      quand j’harcelerai tes militants ou quand je filmerais chacunes des personnes qui vont à tes meeting d’informations en esperant que parmis ces chomeurs, il y en aie bien eu qui soit édenté voir laid avec des lunettes raphistolées au scotch juste histoire de faire marrer « gentiment » la france en les comparant à l’élite qui vote hollande, fillon ou macron
      tu trouveras toujours que c’est du divertissement?

      j’invente rien…

      c’est pas ca..quand ca tombe sur lepen , on en rigole…bande d’hypocrite , va !!!
      (elle, elle a compris le coup.. virer et tabasser dés que la chronologie des événements le permet :p)

      moi, je dis honte aux journalistes de france, ils ont oublié que c’est grace à nos larmes et à notre sang qu’on a mérité d’etre informés ET PAS DÉSINFORMÉS
      en soutenant des gens comme ca, en acceptant qu’il n’existe plus que du journalisme d’opinion ( à un prix pas très cher qui plus est…),
      je préfères encore faire sans eux et leur retirer tout droit à etre journaliste et toute possibilité d’informer
      je préfères encore q’on nous retires toute liberté d’expression parce dorénavant, c’est la liberté de nuire à autrui

      bordel…il faut faire un travail de journaliste actuellement pour arriver à s’informer, combien de journaux, combien de sites web combien d’heure pour arriver à obtenir une bride d’information un temps soit peu correcte????

  3. Le chroniqueur a t-il un nom et un prénom ?
    L’homme politique a droit à ce respect, lui. Mais pas le « chroniqueur ». Pourquoi ?
    Retrouvez votre bon sens, s’il vous plait.

    • Malheureusement je ne le connais pas, c’est juste pour ça que je ne l’ai pas mis.

      • Vous avez pris le temps de regarder la séquence qu’a diffusée Quotidien mais vous n’êtes pas capable de trouver le nom du journaliste (et non « chroniqueur »)??? Il a un nom, il s’appelle Azzeddine Ahmed-Chaouch.

        • Oui en effet je n’ai pas pris le temps de faire cette recherche qui n’apportait rien de particulier à l’article. Merci d’avoir indiqué son nom.

          • Pierre Laporte

            La désinvolture avec laquelle vous traiter le sujet du nom du responsable de votre vindicte n’est rien d’autre qu’une expression de votre mépris à son égard est décrédibilise grandemzt votre article. Si pour vous son nom n’apporte rien, pensez vous que les précisions que vous donnez lui semblaient utiles? Soyez précis quand vous prétendez l’être, ce ‘en sera que meilleur.

          • Adrien Verdier

            Précision inutile. La dénonciation porte sur le montage malveillant porte, pas sur le chroniqueur qui ne fait que ce que le système médiatique demande à ces personnes pour pouvoir vivre de leur métier…

      • Azzeddine Ahmed-Chaouch apparemment

      • Il s’appelle Azzeddine Ahmed-Chaouch 🙂
        N’y a t-il aucun recours possible contre ces montages tronqués et donc biaisés?

      • C’est ce monsieur @AzzAhmedChaouch le responsable de cette séquence qu’il a présenté et j’imagine pleinement assumé en direct sur le plateau de quotidien.

        Je dis ca je dis rien mais j’aimerais assez voir un arrêt sur images vous confrontant tout les 2 et qui permettrait de répondre a des questions que je me pose.
        Par exemple : son comportement a la conférence était de sa propre initiative ou était il en service commandé ? A t’il lui mème monté le sujet ?
        Ce monsieur est il un journaliste et dans ce cas pourquoi ne pas faire jouer la clause de confiance plutôt que se compromettre a ce genre de manipulations ? Est t’il un précaire embauché sous le statut d’intermittents si avantageux au société de production de stars médiatiques ?
        Yann Barthez agit par pure haine personnel envers Mélenchon , parce que ca fait le buzz ou aussi en service commandé ?
        etc etc

      • Heureusement que le nom de l’emmerdeur n’était pas connu , sinon on aurait traité jlm de raciste , car lui doit connaitre les deux significations du mot chaouch , qui a glissé de  » huissier’  » serviteur  »’ a factotum avec en prime une signification populaire négative chez les européens . Ainsi dans mon école au Maroc le chaouch s’occupait aussi bien d’accompagner les enfants a la porte que de corvée de chiottes
        Illustration: quand un enfant avait des difficultés scolaire on lui disait facilement  » tu seras chaouch plus tard  »

        Pour le reste , merci pour le décryptage , en effet il faut consacrer beaucoup de temps pour éventer toutes ces manipulations , au point que je me demande s’il est possible d’être plus objectif ou si certains journaleux commandités ne sont pas choisis pour leur esprit étriqué apte a mieux voir le doigt qui montre la lune que la lune

        Le chaouch se rattrapera t il en interviewant macron avec le mème sens du choix des mots polémiques voir méprisants , spontanés quand macron parle , des ouvrières illettrées , des rien du tout , avec ce qu’implique le traitement des rien du tout , car dans les gares il y a ceux qui ont réussi qui prennent le train des donneurs d’ordres et ceux qui prennent le train des souffrances qu’on leur impose

    • Le journaliste nommé je crois Azzedine Chaouch est le préposé au Mélenchon Bashing dans l’équipe de Quotidien. Il a réalisé la dernière fois un reportage ridicule soucieux de révéler que, tenez vous bien, les gens qu’on voyait dans les clips de campagne FI n’étaient ni cafetiers ni chômeurs mais…. comédiens. Il aurait même reconnu après enquêye un certain Didier Porte. C’est dire le sérieux de ce Gus. Il est très mauvais et il le sait, il est dnc prêt à tout. Il FAUT le prendre avec désinvolture, humour, le chambrer, le démasquer mais surtout pas lui donner la moindre occasion de jouer l’outragé. Foutez-vous de sa gueule, en somme, gentiment mais systématiquement!

    • Il s’agit de Azzeddine Ahmed

    • tout est là et assumé sur le compte tweeter de l’émission notamment le nom et le tweeter personnel du chroniqueur https://twitter.com/Qofficiel/status/869613106271531008

    • Et sa change quoi à la manipulation qu’on cite le nom et le prénom du chroniqueur ? C’est le fond du problème dans cet article le nom et le prénom du chroniqueur ??
      C’est à vous que le bon sens semble faire défaut !!

  4. Fais-en une vidéo !

  5. Jean Bernard

    Ca aurait été mieux d’avoir la vidéo de Quotidien aussi, parce que là ça peut être simplement de l’imagination de votre part sans preuves

  6. Le chroniqueur « journaliste » c’est Azzeddine Ahmed-Chaouch, souvent affilié à suivre JLM, déjà pour les présidentielles. En tout cas beau décryptage Antoine 🙂

  7. Antoine faut en faire une vidéo et après on s’occupe de partager. Mais pas que quotidien, une vidéo qui reprendrai toutes les attaques contre JLM et la FI depuis l’entre 2 tour pour démontrer que 9 fois sur 10 c’est complètement malveillant et prouver pourquoi.
    Derrière on partage pour sûr !

  8. Quelqu’un sait-il où trouver le passage en question de Quotidien ?

  9. Peut être faudrait il les refouler à l’entrée la prochaine fois étant donné qu’ils ne font pas un travail de journaliste ? Comme les 2 média russes que Macron à mis à l’amande.

    • Les tensions entre l’équipe de Quotidien ex Petit Journal et JLM ne sont pas nouvelles puisque JLM a déjà eu à leur égard des propos assez durs lors de la Présidentielle de 2012. Toujours est-il que s’ils étaient refoulés des conférences de presse de la FI, cela constituerait pour eux non pas un « non événement » mais un argument de plus à l’encontre de JLM l’homme colérique et autoritaire (image qu’ils véhiculent).

  10. J’ai regardé sur Youtube la conférence et je me demandais qui était le journaliste qui cherchait le buzz. Maintenant j’ai ma réponse.
    Merci

  11. Merci de votre travail Antoine Léaument.

  12. SANTANA Jean Claude

    Bravo pour votre décryptage ! C’est ignoble de la part de ces médiacrates qui font le jeu du pouvoir et alimentent le F.N

  13. Petit journaliste sans avenir .Il n’ira pas loin. Aucun respect . Monsieur Mélenchon fait un travail exceptionnel , alors je pense que ce monsieur ferait mieux de se taire .

    • Ce type est bête, médiocre et irrespectueux… mais servile, et donc, contrairement à ce que vous envisagez, il ira sûrement loin, hélas ! et n’est sans doute pas près de se taire. Il est même plus que probable que, comme ceux de sa catégorie (qu’avait si bien cernée Audiard), il osera tout. Sans oublier qu’avec ce nouveau gouvernement ce pitre et ses semblables ne peuvent que reprendre du poil de la bête, car voici que s’ouvre un âge d’or pour les laquais (sauf en cas d’heureuse surprise aux législatives évidemment).

  14. j ai vu la conférence de presse . j ‘ai vu que le type était vraiment là pour foutre la merde. je ne savais pas qu’il était de quotidien je l’ai appris deux jours plus tard en regardant l’émission. je me disais ce type est vraiment con s’il est là pour faire dire à un gus « assassinat » ; quatre tentatives après 15 minutes d’explication il aurait pu s’en satisfaire mais il lui manquait la satisfaction de revenir à TMC avec sa petite exclusivité.
    bon c’est embêtant , je suivais l’émission depuis ses débuts sur canal . Mais si c’est ça votre conception du journalisme mieux vaut lire l’ auvergnat de Paris
    au moins eux ils informent

  15. Non mais il faut arrêter de croire que tel homme politique est la cible des médias malhonnêtes, et aussi de considérer le Quotidien comme un magazine de politique !

    Leur but a toujours clairement été de divertir, dans le domaine de la politique c’est donc de trouver des petites bêtes, erreurs, contradictions, etc. Et puis comme le nom l’indique c’est une émission quotidienne, alors parfois (souvent ?) c’est un peu léger, ils arrondissent donc les bords à leur avantage pour que ce soit plus « intéressant ».
    Et bien-sûr ils ne vont pas passer toute la conférence en entier, le spectateur un minimum malin saura utiliser son esprit critique pour en déduire que cette séquence du Quotidien était vide d’intérêt.
    C’est comme aujourd’hui quand ils ont analysé son interview TV (je crois que c’était lui ? les hommes politiques se ressemblent tous), et ont passé 2 minutes à démontrer grammaticalement qu’il parlait beaucoup de lui.. Et bien, étonnant ça pour une l’interview d’un candidat à une élection, il ferait mieux de parler de sport et de météo.

    Bref tout ça pour dire que, ne perdez pas tellement de temps à analyser ça, je pense que vous pourriez trouver bien meilleur sujet (contrairement au Quotidien pour qui je n’ai plus trop d’espoir, mais ça fait quand même rire parfois c’est déjà ça).

  16. Pour moi ces gens qui se font appeler journaliste sont la honte du métier. Ce sont des Kamikazes payés par les grands patrons des merdias pour tenter d’influencer le citoyens, qu’ils prennent pour des cons, en leur montrant des infos détourner et surtout écrient à leur sauce, sans laisser un droit de réponse à l’intéressé. Parce qu’ils savent qu’il a une répartie et qu’il leur bouclera leur grandes gueules remplie de merde. Cette merde qu’ils aiment vomir sur le peuple à travers des attaquent contre son représentant. Car à travers Mélenchon c’est le peuple et les 7 millions d’électeurs qui sont attaqués. Bref les vrais journalistes sont ceux et celles qui ont posé(es) après 32 minutes de polémiques inutiles de vraies questions de fond sur les élections et sur le programme Macron.

  17. Antoine, le journaliste a dit ce soir que Mélenchon avait « accusé » Cazeneuve d’avoir été « le commanditaire de l’assassinat » de Remi Fraisse. Il ne faut pas laisser passer ça. Une mise au point ne sera pas suffisante, là, c’est la plainte en diffamation qui s’impose. Mélenchon a dit que Cazeneuve « s’était occupé de l’assassinat de Remi Fraisse », ce qui d’après moi veut dire : « a géré », mais certainement pas « a commandité ». Ne vous laissez pas faire.

  18. Signalez ce fait au CSA, la convention de TMC prévoit un certain nombre d’obligations en matière d’honnêteté des programmes, voyez son article 2-3-8 (« convention TMC » sur Google).
    Notamment : *L’exigence d’honnêteté s’applique à l’ensemble du programme. L’éditeur veille à éviter toute confusion entre information et divertissement. Pour ses émissions d’information politique et générale, l’éditeur fait appel à des journalistes professionnels. (…) L’éditeur fait preuve de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information. (…) Sous réserve de la caricature ou du pastiche, lorsqu’il est procédé à un montage d’images ou de sons, celui-ci ne peut déformer le sens initial des propos ou images recueillis ni abuser le téléspectateur. « 

  19. Martin Mourey Bernard

    Bravo Antoine pour ce décryptage et TOUT le reste et merci

  20. Je ne regarde plus Quotidien depuis plusieurs mois maintenant.
    Quand ils sont arrivé sur tmc,c’était encore le ton « Petit Jounal » ,poil a gratter troublion du paf etc…
    C’était encore drole,puis toute l’équipe c’est fondu dans le moule du groupe tf1 et c’est devenu mauvais et malhonnete dans le traitement de leurs sujet.
    On a donc d’un côté Quotidien qui n’est plus drôle et malhonnete et de l’autre le petit journal qui dès les début d’eldin est très mauvais.
    Bref,VIVE LA PROPAGANDE ET LA DÉSINFORMATION!!!

  21. SUCHAREAU JEAN-PIERRE

    J’ai toujours cru que le travail des journalistes était d’informer et non de salir, je me suis trompé!

  22. Les journalistes sont aussi des personnes publiques, ne faudrait-il pas moraliser de ce côté là aussi?

  23. Il n’y a que les pro-JLM, les purs et durs qui prendront le temps de lire ta page. Pourquoi ne pas faire plutôt un courte vidéo pour expliquer tout cela ? Ca sera beaucoup plus utile et bcp plus diffusé sur les réseaux sociaux. Amicalement.

  24. Antoine, il faut ABSOLUMENT que tu proposes ton article à Acrimed !!!
    Je pense qu’il est de très bonne qualité !!
    (Rajoute tout de même le nom du journaliste dans l’article)
    Merci pour ce gros travail

  25. JLM est un illuminati faites attention !!!!! on doit aider Asselineau de gagner la bataille contre ces illuminatis et surtout surtout contre le faux messi c’est Macron !

  26. Bien, je remarque juste que le rédacteur de cet article a manifestement négligé de mettre un hyperlien vers l’article du Quotidien incriminé.
    C’est assez amusant d’accuser les autres de déformer les propos de quelqu’un, alors qu’on ne met même pas un lien vers l’article incriminé pour que le lecteur puisse en juger souverainement… En clair cet article vole aussi bas que celui qu’il prétend dénoncer…

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